Le samedi 30 avril, de 18h30 à 20h30, avait lieu la balade de découverte des amphibiens à la Citadelle d'Arras, réalisée en partenariat avec la Communauté Urbaine d'Arras dans le cadre de l'Agenda Environnement.

13 personnes étaient attendues.....et 60 personnes sont venues! la "faute" a un beau soleil qui a incité les Arrageois à sortir et partir à la découverte des amphibiens.

 

Sur la trace du têtard

La balade commençait par une présentation des milieux de vie et l'importance de leur protection. En effet, les zones humides sont en forte régression et donc un site comme celui de la Citadelle d'Arras occupe un rôle important dans la préservation des populations d'amphibiens, et de la biodiversité en général.

Nous avons ensuite tenté d'observer quelques individus en effectuant une pêche au troubleau. Malheureusement, le printemps tardif et les précédentes semaines froides n'ont permis de capturer qu'un seul têtard de Crapaud commun qui a été relâché immédiatement après l'identification et la découverte par les participants. Les chants des grenouilles vertes ou de l'Alyte accoucheur ne se sont pas fait entendre lors de cette visite crépusculaire.

La qualité des milieux ainsi que les explications ont permis néanmoins aux participants de mieux comprendre l'intérêt de la préservation des amphibiens et des zones humides pour leur reproduction. Espérons que l'année prochaine les participants à cette balade rencontrent un peu plus d'amphibiens.

 

La Citadelle, un site à amphibiens

Dans le cadre de différentes opérations d'inventaires, telles qu' "Un Dragon ! dans MON Jardin?", le CPIE Villes de l'Artois a pu recenser 8 espèces d'amphibiens à la Citadelle d'Arras, dont le Triton crêté qui reste peu fréquent dans la région, d'autant plus dans un site péri-urbain comme celui-ci. Ce poumon vert de l'agglomération arrageoise présente un fort intérêt pour la biodiversité et il est important de préserver celle-ci dans le cadre du réaménagement de la citadelle.

 

Il est rappelé que la capture et la destruction des amphibiens et de leurs milieux de vie est strictement interdit par la loi et punis de lourdes amendes. Environ un amphibien sur cent arrive à l'age adulte pour se reproduire et l'adulte est lui même victime de nombreux facteurs de mortalité comme l’écrasement sur les routes.

 

N’hésitez pas à contacter le CPIE Villes de l'Artois si vous voulez en savoir plus sur les amphibiens ou nous transmettre des données (photos, vidéos) qui ont été récoltées sur le Pays d'Artois.