C'est quoi le lien, pourquoi le CPIE propose-t-il des actions sur l'alimentation ... ?

On parle ainsi d'alimentation durable ou éco-responsable c'est -à-dire prendre en considération les ressources actuelles et potentielles de l'avenir pour modifier nos comportements alimentaires avant les pénuries prévisibles.

Cette modification passe par le "mieux manger", produits de qualité, produits locaux, pour préserver sa santé. Cette consommation favorise l'économie circulaire et permet de réduire l'empreinte environnementale. C'est aussi sensibiliser la population sur le gaspillage alimentaire trop important en France : 30 kg d'aliments gaspillés chaque année dont 7 kg encore emballés.

Il faut dire STOP et informer la population sur des solutions simples et efficaces :

  • faire une liste de courses en fonction des menus proposés dans la semaine,
  • faire attention aux dates de péremption (si c'est pour manger tout de suite autant prendre la date la plus courte),
  • acheter les quantités justes pour ne pas gâcher,
  • faire ses courses après le repas mas pas avant pour limiter les achats compulsifs.


Cela concerne les particuliers... Ensuite il y a la restauration collective !

A travers divers contacts, j'ai pu rencontrer les chefs des restaurants scolaires des collèges du Pays d'Artois qui sont engagés dans une démarche de réduction du gaspillage, dans un approvisionnement en qualité et en local. Ils ont été formés à la nouvelle législation de la loi EGALim* et ont pu participer au programme "Plaisir à la cantine!". Cependant, il manque une chose essentielle, la sensibilisation et l'information du public concerné : les collégiens. Il est aussi intéressant que les élèves s'approprient l'information et la transmettent eux-mêmes à leurs pairs. Pour cela, on peut s'appuyer sur les éco-délégués élus dans chaque établissement afin de confectionner des outils de communication à diffuser.

 

* EGALim c’est quoi ? La restauration collective doit relever le défi d’introduire plus de produits durables et/ou bio dans l’alimentation proposée qu’elle soit à destination des scolaires, du médico-social ou des entreprises. L’objectif est fixé pour 2022 à 50% de produits durables dont 20% Bio mais pas en quantité en budget. Nombreuses structures se retrouvent désemparées et ressentent le besoin d’un accompagnement progressif tant sur le niveau budgétaire que sur le gustatif. Par ailleurs, la loi demande la diversification des protéines d’origine végétale et impose à partir de novembre 2020 un menu ou plat végétarien par semaine dans les établissements.

 

Natacha VALLET