Les participants de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité en 2016 étaient invités à la présentation du bilan des observations, à St-Laurent-Blangy le mercredi 1er février, à la Chambre d'Agriculture du Nord Pas de Calais, avec qui le CPIE travaille en partenariat sur ce projet.

Bien que peu d'agriculteurs aient pu assister à cette présentation, la majorité d'entre eux sont prêts à remettre ça cette année ! Avec un nouveau cette année, je devrai même dire, des nouveaux... des étudiants du Lycée agricole de Tilloy-lès-Mofflaines qui vont eux aussi mettre en place des protocoles sur les abeilles solitaires, les invertébrés terrestres et les papillons dans le cadre de leur formation.

Ce moment a permis de nombreux échanges très enrichissants, notamment sur l'intérêt que porte les participants de l'OAB à la biodiversité. Chacun a pu exprimer les difficultés rencontrées, bien souvent il s'agit plus d'un manque de temps que de motivation, bien que les protocoles aient été conçus pour ne pas être trop chronophages. Même si les protocoles sont à la portée de tous, sans connaissances préalables, la mise en place du protocole papillon nécessite tout de même un peu d'aisance dans la reconnaissance de ces insectes.
Et le protocole qui rencontre les plus de succès est celui sur les vers de terre !
 
Après être revenu sur le contexte de cet observatoire, les services écosystémiques*, et le rôle essentiel joué par le monde agricole dans la préservation de la biodiversité dans une région où elle occupe une place importante, les résultats, même s'ils ne sont pas particulièrement représentatifs, car insuffisants, se montrent encourageants. Ces protocoles présentent tout de même l'avantage pour l'agriculteur de connaître sa parcelle sous un nouvel angle, et ce dès la première année. Après plusieurs années de suivi de ces protocoles, il sera possible d'avoir une analyse plus fine des résultats.
 
Protocole nichoir à abeilles solitaires Protocole papillon Protocole vers de terre Protocole planches à invertébrés
 
Dans les nichoirs à abeilles solitaires ce sont principalement des abeilles du groupe des Osmies qui sont représentées. On les reconnait du fait qu'elles bouchent les tubes du nichoir où elles déposent leurs œufs avec de la terre ou de la boue. C'est aussi ce qui est observé au niveau national. Les éléments paysagers et la présence de plantes mellifères ont clairement une influence sur les résultats observés. Mais il est vrai que globalement assez peu d'opercules ont été observés.
 
Sous les planches à invertébrés terrestres, les décomposeurs, phytophages et prédateurs sont plutôt bien observés avec comme principaux représentants, respectivement, les vers, les limaces et les carabes.
 
Chez les papillons, se sont surtout les piérides blanches, dont les chenilles se nourrissent des feuilles de certains légumes de cultures maraîchères, qui ont été vues le long des transects parcourus.
 
Parmi les vers de terre remontés à la surface lors du protocole, se sont majoritairement des endogés. Ce groupe de vers de terre vit dans des galeries horizontales, ils créent une structure grumeleuse qui joue un rôle sur la rétention et l'infiltration de l'eau dans le sol.
 

 

* bénéfices rendus par les écosystèmes, le plus connu : la pollinisation, mais il y a en bien d'autres...comme ceux rendus par les vers de terre